
La tradition orale Masaï, confirmée par des données archéologiques, indiquent que leurs lointains ancêtres sont venus de la vallée du Nil en Égypte et du Soudan. A la fois pasteurs et nomades, les Masaï (ou Massaï) sont un peuple, d'Afrique de l'Est réparti sur les savanes de Tanzanie et du Kenya. Une grande partie des terres masaï a été conquise par les britanniques à la fin du 19ème siècle. De nos jours, le pays Masaï se situe approximativement entre les monts Kenya et le Kilimandjaro et il s'étend sur différentes réserves naturelles. Ces guerriers farouches à l'attitude hautaine sont en conflit permanent avec les autorités car ils n'acceptent pas leur tentative de sédentarisation dans le parc National de Masaï Mara. D'ailleurs, ils ignorent les frontières entre le Kenya et la Tanzanie. La population estimée à un demi-million d'âmes bouge au gré des saisons. Le peuple Massaï se répartit en cinq groupes : les Arusha, les Kisongo, les Baraguyu, les Purko et les Samburu. Leur cheptel est principalement composé de vaches dont ils considèrent qu'elle leur a été confiée par leur Dieu. Ils sont proches de la nature et des animaux sauvages.
Cette peuplade a appris à vivre en harmonie avec des rhinocéros, des lions, des éléphants, des girafes, des gazelles ou des zèbres Ces nomades sont à la fois des gardiens de troupeaux, des pasteurs et des guerriers combattants. Ils sont farouchement attachés à leur mode de vie et à leurs traditions. Les Massaï sont d'ailleurs toujours restés à l'écart du progrès. La société Massaï vit sous un mode patriarcal. Le passage à l'âge adulte des enfants se fait par une cérémonie correspondant à un rite initiatique.
Les adolescentes sont alors excisées et les jeunes garçons sont circoncis. Le gouvernement du Kenya ainsi que différentes organisations non gouvernementales (ONG) ont tenté, en vain, d'éradiquer la pratique de l'excision. Pour les jeunes hommes ce passage signifie qu'ils vont pouvoir débuter l'apprentissage du maniement des armes ou encore apprendre les chants de guerre et les danses traditionnelles. Au gré de leur déplacement, les femmes Masaï construisent de petites maisons temporaires. Elles utilisent des branchages recouverts de bouse de vache et de boue qui sèche rapidement au soleil. Cet habitat rudimentaire n'est pas meublé et il est constitué d'une pièce pour les invités, d'une pièce pour les animaux et d'une pièce principale qui fait office de cuisine et de chambre. Ces maisons sont détruites par le feu au moment de la migration. Côté vestimentaire et « look » : Les hommes et les femmes ont les oreilles percées et les lobes sont distendus par des disques. Les femmes réalisent des bijoux qui sont importants dans leur ornementation corporelle. Les costumes de cérémonie sont multicolores avec une prédilection pour le rouge, en hommage à la couleur de leur terre.Des documentaires ont contribué à faire connaître cette ethnie africaine longtemps menacée. Cette information a suscité de l'intérêt auprès des touristes occidentaux qui ont voulu découvrir cette peuplade qui vit loin de toute civilisation et en harmonie avec la nature. Cet engouement a sans nul contribué à leur préservation par le gouvernement. A noter : Des anthropologues se sont également intéressés aux Massaï


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