
La psychologie, du grec psukhê, âme, et logos, science[1], est l'étude scientifique des faits psychiques, la connaissance empirique ou intuitive des sentiments, des idées, des comportements d'autrui et des siens, l'ensemble des manières de penser, de sentir, d'agir qui caractérisent une personne, un animal, un groupe, un personnage.
Divisée en de nombreuses branches d’étude, ses disciplines abordent le domaine aussi bien au plan théorique que pratique, avec des applications thérapeutiques, sociales, et parfois politiques ou théologiques.La psychologie a pour objectif l'investigation du psychisme comme fondement d'une structure subjective et d'un fonctionnement spécifique (processus et mécanisme) articulé à la perception et représentation du monde extérieur.La psychologie est traversée par plusieurs problématiques qui la fragmentent selon les options prises par ceux qui l’étudient. La combinaison rationnelle et synthétique des résultats n’est pas l’objet d’un consensus général, même si bien sûr beaucoup de résultats se sont accumulés et si localement, il est possible d’affirmer que certaines hypothèses sont justes ou fausses. prenons le cas de la scientificité de la psychologie.Aujourd'hui encore, cette question reste posée. Ici deux conceptions s'affrontent, la première affirmant que la psychologie est bien devenue une science, et la seconde remettant en question ceci, en affirmant qu'il n'y a en psychologie qu'une pré-science. On peut s'appuyer sur un texte de Kurt Lewin[4], qui oppose les modes de pensée galiléen (scientifique) et aristotélicien (pré-scientifique), afin de développer ce propos.La création des laboratoires de psychologie quantitative, fait dire aux tenants de cette méthodologie, que la science psychologie est maintenant une réalité. En effet, ce point de vue s'appuie sur les méthodes de recherche utilisées dans ceux- ci:
Formulation d'une hypothèse
Expérimentation ou observation
Correction, confirmation ou infirmation de l'hypothèse
Questionnement sur les conclusions (Retour à l'étape 1)
Ainsi la psychologie peut se baser sur des résultats statistiques reproductibles et critiquables. Il y a également des auteurs[5] qui pensent que le manque d'enseignement de matières scientifiques (mathématique et technique scientifique par exemple) pose problème à la fois en terme d'image de la filière, et en termes de qualité de la formation et de la recherche dans le domaine.
Divisée en de nombreuses branches d’étude, ses disciplines abordent le domaine aussi bien au plan théorique que pratique, avec des applications thérapeutiques, sociales, et parfois politiques ou théologiques.La psychologie a pour objectif l'investigation du psychisme comme fondement d'une structure subjective et d'un fonctionnement spécifique (processus et mécanisme) articulé à la perception et représentation du monde extérieur.La psychologie est traversée par plusieurs problématiques qui la fragmentent selon les options prises par ceux qui l’étudient. La combinaison rationnelle et synthétique des résultats n’est pas l’objet d’un consensus général, même si bien sûr beaucoup de résultats se sont accumulés et si localement, il est possible d’affirmer que certaines hypothèses sont justes ou fausses. prenons le cas de la scientificité de la psychologie.Aujourd'hui encore, cette question reste posée. Ici deux conceptions s'affrontent, la première affirmant que la psychologie est bien devenue une science, et la seconde remettant en question ceci, en affirmant qu'il n'y a en psychologie qu'une pré-science. On peut s'appuyer sur un texte de Kurt Lewin[4], qui oppose les modes de pensée galiléen (scientifique) et aristotélicien (pré-scientifique), afin de développer ce propos.La création des laboratoires de psychologie quantitative, fait dire aux tenants de cette méthodologie, que la science psychologie est maintenant une réalité. En effet, ce point de vue s'appuie sur les méthodes de recherche utilisées dans ceux- ci:
Formulation d'une hypothèse
Expérimentation ou observation
Correction, confirmation ou infirmation de l'hypothèse
Questionnement sur les conclusions (Retour à l'étape 1)
Ainsi la psychologie peut se baser sur des résultats statistiques reproductibles et critiquables. Il y a également des auteurs[5] qui pensent que le manque d'enseignement de matières scientifiques (mathématique et technique scientifique par exemple) pose problème à la fois en terme d'image de la filière, et en termes de qualité de la formation et de la recherche dans le domaine.
Dans ce débat on retrouve des critiques récurrentes et en particulier ciblées sur la théorie psychanalytique, qui rappelons-le ne fait pas partie de la recherche expérimentale en psychologie. En effet, Pierre Janet, Henri F. Ellenberger, Karl Popper ont largement écrit à ce propos pour diverses raisons. Mais il semble pertinent d'élargir le débat de la scientificité à l'ensemble de la psychologie.
Si on considère l'Homme comme un système complexe par exemple, alors on peut lui appliquer la méthode d'Edgar Morin[6] qui rejette la pensée réductionniste.
D'autres auteurs affirment en effet que les méthodes utilisées[7] ne suffisent pas à faire de la psychologie une science, car beaucoup de ses concepts ne sont pas scientifiques, mais pré-scientifiques, dans le sens qu'ils sont trop souvent de forme anthropomorphiques (le vécu de l'individu sert de critère au savoir). Les défenseurs de cette thèse, expliquent que la psychologie ne pourra devenir science que lorsqu'elle distinguera le vécu, de la description scientifique. Cela n'a rien à voir avec la méthode (quantitatif vs qualitatif), mais sur la construction de concepts solides.
De plus, la psychologie fait, pour ces mêmes personnes, des classifications instinctives et non basées sur des critères objectifs, ou tout du moins explicitées sur des critères qui permettront de donner des groupes homogènes (exemple de la classification émotion/ cognition ou de l'intelligence). « Les concepts psychologiques, au moins à certains égards déterminants, sont totalement aristotéliciens dans leur contenu réel, bien que, à d'autres égards, leur formulation ait été quelque peu civilisée, si l'on peut dire »[8]. En effet, certains concepts de psychologie peuvent être vus comme un jugement moral (exemple : normal vs pathologique).
Certains domaines d'application de la psychologie semble mettre en exergue cette idée : « L'étude du vieillissement psychologique est un véritable test par lesquels la psychologie générale et différentielle montre bien ses limites. [...] Dès que l'on s'écarte de ces deux cas de figure [non cités ici], on entre dans un type de fonctionnement où le raffinement méthodologique va tenter désespérément de masquer et de compenser l'insuffisance des concepts. [...] Or le problème de fond serait plutôt celui du statut des variables utilisées. Méthode de regroupement de données empirique sur la base de corrélations, l'analyse factorielle (des correspondances ?) ne peut aboutir qu'à la création de catégories empiriques contingentes »[9].
Il existe également une autre position (psychanalytique la plupart du temps) dans ce débat, qui défend l'idée que la psychologie peut ne pas être une science au sens strict du terme sans pour autant être une discipline non rationnelle. La rationalité du discours psychologique pourrait être indépendante des méthodes de vérification expérimentale, soit du fait des interdits éthiques s'opposant à certains types d'expériences sur le sujet soit pour un motif d'irréductibilité de la complexité de la psyché à un jeu simple de facteurs. On rejoint donc, sur ce dernier point la pensée précédente, mais on s'en écarte quand il est dit que la « scientificité » d'un discours rationnel n'est pas la condition sine qua non du sérieux d'une discipline. Cependant des exemples montrent que, parfois, les apparences de la scientificité peuvent recouvrir et cacher des motifs totalement irrationnels - lesquels jouent aussi leur rôle dans tout travail à visée scientifique, puisque la « science » n'est jamais que l'ensemble des discours dits scientifiques tenus par des hommes et des femmes, lesquels ne sauraient être totalement à l'abri des « passions », pour user d'un terme qui a certes beaucoup vieilli si l'on se réfère au corpus conceptuel psychologique actuel.
Si on considère l'Homme comme un système complexe par exemple, alors on peut lui appliquer la méthode d'Edgar Morin[6] qui rejette la pensée réductionniste.
D'autres auteurs affirment en effet que les méthodes utilisées[7] ne suffisent pas à faire de la psychologie une science, car beaucoup de ses concepts ne sont pas scientifiques, mais pré-scientifiques, dans le sens qu'ils sont trop souvent de forme anthropomorphiques (le vécu de l'individu sert de critère au savoir). Les défenseurs de cette thèse, expliquent que la psychologie ne pourra devenir science que lorsqu'elle distinguera le vécu, de la description scientifique. Cela n'a rien à voir avec la méthode (quantitatif vs qualitatif), mais sur la construction de concepts solides.
De plus, la psychologie fait, pour ces mêmes personnes, des classifications instinctives et non basées sur des critères objectifs, ou tout du moins explicitées sur des critères qui permettront de donner des groupes homogènes (exemple de la classification émotion/ cognition ou de l'intelligence). « Les concepts psychologiques, au moins à certains égards déterminants, sont totalement aristotéliciens dans leur contenu réel, bien que, à d'autres égards, leur formulation ait été quelque peu civilisée, si l'on peut dire »[8]. En effet, certains concepts de psychologie peuvent être vus comme un jugement moral (exemple : normal vs pathologique).
Certains domaines d'application de la psychologie semble mettre en exergue cette idée : « L'étude du vieillissement psychologique est un véritable test par lesquels la psychologie générale et différentielle montre bien ses limites. [...] Dès que l'on s'écarte de ces deux cas de figure [non cités ici], on entre dans un type de fonctionnement où le raffinement méthodologique va tenter désespérément de masquer et de compenser l'insuffisance des concepts. [...] Or le problème de fond serait plutôt celui du statut des variables utilisées. Méthode de regroupement de données empirique sur la base de corrélations, l'analyse factorielle (des correspondances ?) ne peut aboutir qu'à la création de catégories empiriques contingentes »[9].
Il existe également une autre position (psychanalytique la plupart du temps) dans ce débat, qui défend l'idée que la psychologie peut ne pas être une science au sens strict du terme sans pour autant être une discipline non rationnelle. La rationalité du discours psychologique pourrait être indépendante des méthodes de vérification expérimentale, soit du fait des interdits éthiques s'opposant à certains types d'expériences sur le sujet soit pour un motif d'irréductibilité de la complexité de la psyché à un jeu simple de facteurs. On rejoint donc, sur ce dernier point la pensée précédente, mais on s'en écarte quand il est dit que la « scientificité » d'un discours rationnel n'est pas la condition sine qua non du sérieux d'une discipline. Cependant des exemples montrent que, parfois, les apparences de la scientificité peuvent recouvrir et cacher des motifs totalement irrationnels - lesquels jouent aussi leur rôle dans tout travail à visée scientifique, puisque la « science » n'est jamais que l'ensemble des discours dits scientifiques tenus par des hommes et des femmes, lesquels ne sauraient être totalement à l'abri des « passions », pour user d'un terme qui a certes beaucoup vieilli si l'on se réfère au corpus conceptuel psychologique actuel.


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